Les mots en noir et blanc ont aidé énormément l’être humain à conserver les
souvenirs du passé : verba volant, écrit manent dit-on. La parole vole
tandis que l’écrit reste, persiste et subit la menace des vagues du temps. Dans
cette façon, la littérature est un grand moyen de préserver en mots ce que
l’homme pense et se souvient. La réminiscence du passé, ce n’est pas le seul
travail qu’effectue la littérature, elle miroite également la structure d’une
société. Ce n’est que dans ce contexte que l’écrivain français du 19ème
siècle comparait le roman, une forme de la littérature, à un miroir qui tantôt
reflète la beauté tantôt la boue.
Après la fin du Classicisme, un
nouveau courant littéraire s’est épandu en France (et aussi en Europe). Les
écrivains ont récusé de suivre le chemin des normes (la bonne représentation,
les trois règles d’or et ainsi de suite) et ont tenté de peindre ce qu’ils
observaient aux alentours. Par conséquent, la société et ses constituants
deviennent le sujet principal de l’écriture. Stendhal, l’un des précurseurs du
Réalisme français, met en plume Le Rouge et Le Noir, l’histoire d’un jeune
paysan allant à la haute société et sa chute dans cette nouvelle culture. Il
faut note que décrire la réalité n’a pas exclusivement commencé à la deuxième
moitié du 18ème siècle. En fait, la littérature a toujours eu une
touche de la réalité de son contenu. Par exemple, l’épopée indien Ramayana ou
la chanson des gestes comme La chanson de Roland, à part des aspects
mythiques et imaginaires, mettent au jour également la structure sociale de
cette époque-là dans ces deux pays.
Mais avec
l’arrivée du Réalisme, les
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