Saturday, 1 August 2015

De la France à l’Inde : la littérature comme le miroir de la société (une étude comparée de Balzac, Le Père Goriot, et Munshi Premchand, Poosh ki Raat)

Les mots en noir et blanc ont aidé énormément l’être humain à conserver les souvenirs du passé : verba volant, écrit manent dit-on. La parole vole tandis que l’écrit reste, persiste et subit la menace des vagues du temps. Dans cette façon, la littérature est un grand moyen de préserver en mots ce que l’homme pense et se souvient. La réminiscence du passé, ce n’est pas le seul travail qu’effectue la littérature, elle miroite également la structure d’une société. Ce n’est que dans ce contexte que l’écrivain français du 19ème siècle comparait le roman, une forme de la littérature, à un miroir qui tantôt reflète la beauté tantôt la boue.

            Après la fin du Classicisme, un nouveau courant littéraire s’est épandu en France (et aussi en Europe). Les écrivains ont récusé de suivre le chemin des normes (la bonne représentation, les trois règles d’or et ainsi de suite) et ont tenté de peindre ce qu’ils observaient aux alentours. Par conséquent, la société et ses constituants deviennent le sujet principal de l’écriture. Stendhal, l’un des précurseurs du Réalisme français, met en plume Le Rouge et Le Noir, l’histoire d’un jeune paysan allant à la haute société et sa chute dans cette nouvelle culture. Il faut note que décrire la réalité n’a pas exclusivement commencé à la deuxième moitié du 18ème siècle. En fait, la littérature a toujours eu une touche de la réalité de son contenu. Par exemple, l’épopée indien Ramayana ou la chanson des gestes comme La chanson de Roland, à part des aspects mythiques et imaginaires, mettent au jour également la structure sociale de cette époque-là dans ces deux pays.

Mais avec l’arrivée du Réalisme, les 

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