Sunday, 9 August 2015

Ma Vie, mon pays : première partie


Je ne me souviens pas clairement si mes parents souriaient ou pleurait dès ma naissance. Mais moi, sans doute, les larmes coulaient de mes yeux. Peut-être, j’ai déjà eu l’intention que ma vie dans ce  pays où il y a plus de dieux vénérés que la population entière ne soit pas un chemin de rose. Et j’avais raison. Avant, la société, les voisins, mes parents ignoraient mon existence. J’étais quand même « libre » mais avec l’épanouissement du corps, petit à petit cette liberté a disparu comme de l’eau dans le désert. Quand je suis devenue une adulte d’une fille je n’ai pas remarqué moi-même. Mais c’étaient les autres, oui l’autrui, et leurs yeux qui m’ont rendu compte que je ne suis plus une gamine mais une femme, la réputation de ma famille. Ainsi je ne peux plus vivre comme je voulais, m’enfermant à l’intérieur des quatre murs pour que je sois indemne. Mais indemne de quoi et de qui ?
Au début je ne comprenais pas toutes ces normes. Chaque nouvelle restriction me piquait. J’enviais des bêtes qui erraient librement sans souci. Pourquoi un être humain, qui prétendait d’être supérieur que ces bêtes, devrait mener une vie tellement misérable. De quelle façon sommes-nous civilisés ? Est-ce qu’être civilisé débite les voiles de liberté ? Personne n’assouvit mes curiosités. L’homme devient-il moins intelligible pour répondre aux questions des petits ?
Avec mon âge, ma colère, mes questions vis-à-vis ces contraintes morales agrandissaient également. Pourquoi avons-nous les créer et pour qui ? Sont-elles pour tous et toutes ou uniquement pour toutes ? Dès mon enfance j’observais mon frère. Il avait droit de faire tout ce qu’il voulait, désirait et pouvait. Mais moi, une fille, devait demander chaque fois la permission de ma mère et si elle soit d’accord ensuite à mon père, à mes grands-parents, à la société où nous vivons. D’ailleurs, ces obstacles ne se trouvent que dans la voie d’une fille, d’une femme et d’une vieille. Ma mère et avant sa mère ont mené la même vie, enfermées dans une prison qu’on intitule « la maison », subissant des discriminations appelés la « moralité ».

Je voulais voler librement mais ils ont coupé mes ailes. Je voulais parler franchement mais ils ont coupé ma langue. Jusqu’à cinquième classe dans l’école nous, les garçons et les filles, étudions ensemble. Au moins nous avions une sorte d’égalité dans l’école. J’avais quelques bons amis que j’ai perdus après la fin de cette classe. Les écoles différentes pour les garçons et pour les filles. Par conséquent, le sexe masculin est devenu exotique pour moi. C’était interdit de parler, de rencontrer et de faire l’amitié avec un garçon. Il s’est transformé à une île que nous ne pouvons que voir mais ne jamais y atterrir. Parmi ces difficultés, je trouvais le seul secours dans les pages jaunies des livres. Je m’y plongeais, découvrant les personnages, leur vie, leur désespoir, leur courage, leur chute, leur renaissance et ainsi de suite. D’une sorte, les livres m’aidaient à me cacher dans la rêverie dont j’étais la créatrice et aussi l’habitante. 

Saturday, 1 August 2015

De la France à l’Inde : la littérature comme le miroir de la société (une étude comparée de Balzac, Le Père Goriot, et Munshi Premchand, Poosh ki Raat)

Les mots en noir et blanc ont aidé énormément l’être humain à conserver les souvenirs du passé : verba volant, écrit manent dit-on. La parole vole tandis que l’écrit reste, persiste et subit la menace des vagues du temps. Dans cette façon, la littérature est un grand moyen de préserver en mots ce que l’homme pense et se souvient. La réminiscence du passé, ce n’est pas le seul travail qu’effectue la littérature, elle miroite également la structure d’une société. Ce n’est que dans ce contexte que l’écrivain français du 19ème siècle comparait le roman, une forme de la littérature, à un miroir qui tantôt reflète la beauté tantôt la boue.

            Après la fin du Classicisme, un nouveau courant littéraire s’est épandu en France (et aussi en Europe). Les écrivains ont récusé de suivre le chemin des normes (la bonne représentation, les trois règles d’or et ainsi de suite) et ont tenté de peindre ce qu’ils observaient aux alentours. Par conséquent, la société et ses constituants deviennent le sujet principal de l’écriture. Stendhal, l’un des précurseurs du Réalisme français, met en plume Le Rouge et Le Noir, l’histoire d’un jeune paysan allant à la haute société et sa chute dans cette nouvelle culture. Il faut note que décrire la réalité n’a pas exclusivement commencé à la deuxième moitié du 18ème siècle. En fait, la littérature a toujours eu une touche de la réalité de son contenu. Par exemple, l’épopée indien Ramayana ou la chanson des gestes comme La chanson de Roland, à part des aspects mythiques et imaginaires, mettent au jour également la structure sociale de cette époque-là dans ces deux pays.

Mais avec l’arrivée du Réalisme, les