Friday, 29 March 2019

Visite d'Avignon 1




Le voyage ne commence pas le moment où nous prenons un bus ou un train. Il commence même avant que vous fermez la porte avec un cadenas et la vérifie trois-quatre fois pour être assuré. En fait, la toute première étape du voyage est l'idée elle-même: quand vous googlez les divers moyens de transport, choisissez le plus moins cher, passez ensuite au site d'auberges ou d'Airbnb et payez le frais. Ayant fait toutes ces étapes, j'ai choisi le bus de 5 h pour partir à Avignon. La veille, j'ai décidé de dormir. Mais la curiosité de découvrir une nouvelle ville tout seul, la peur de contraintes possibles m'empechaient de le faire. J'ai revérifié l'horaire de mon bus, le nom de l'arrêt de bus et revisité l'itinéraire. 

Sunday, 9 August 2015

Ma Vie, mon pays : première partie


Je ne me souviens pas clairement si mes parents souriaient ou pleurait dès ma naissance. Mais moi, sans doute, les larmes coulaient de mes yeux. Peut-être, j’ai déjà eu l’intention que ma vie dans ce  pays où il y a plus de dieux vénérés que la population entière ne soit pas un chemin de rose. Et j’avais raison. Avant, la société, les voisins, mes parents ignoraient mon existence. J’étais quand même « libre » mais avec l’épanouissement du corps, petit à petit cette liberté a disparu comme de l’eau dans le désert. Quand je suis devenue une adulte d’une fille je n’ai pas remarqué moi-même. Mais c’étaient les autres, oui l’autrui, et leurs yeux qui m’ont rendu compte que je ne suis plus une gamine mais une femme, la réputation de ma famille. Ainsi je ne peux plus vivre comme je voulais, m’enfermant à l’intérieur des quatre murs pour que je sois indemne. Mais indemne de quoi et de qui ?
Au début je ne comprenais pas toutes ces normes. Chaque nouvelle restriction me piquait. J’enviais des bêtes qui erraient librement sans souci. Pourquoi un être humain, qui prétendait d’être supérieur que ces bêtes, devrait mener une vie tellement misérable. De quelle façon sommes-nous civilisés ? Est-ce qu’être civilisé débite les voiles de liberté ? Personne n’assouvit mes curiosités. L’homme devient-il moins intelligible pour répondre aux questions des petits ?
Avec mon âge, ma colère, mes questions vis-à-vis ces contraintes morales agrandissaient également. Pourquoi avons-nous les créer et pour qui ? Sont-elles pour tous et toutes ou uniquement pour toutes ? Dès mon enfance j’observais mon frère. Il avait droit de faire tout ce qu’il voulait, désirait et pouvait. Mais moi, une fille, devait demander chaque fois la permission de ma mère et si elle soit d’accord ensuite à mon père, à mes grands-parents, à la société où nous vivons. D’ailleurs, ces obstacles ne se trouvent que dans la voie d’une fille, d’une femme et d’une vieille. Ma mère et avant sa mère ont mené la même vie, enfermées dans une prison qu’on intitule « la maison », subissant des discriminations appelés la « moralité ».

Je voulais voler librement mais ils ont coupé mes ailes. Je voulais parler franchement mais ils ont coupé ma langue. Jusqu’à cinquième classe dans l’école nous, les garçons et les filles, étudions ensemble. Au moins nous avions une sorte d’égalité dans l’école. J’avais quelques bons amis que j’ai perdus après la fin de cette classe. Les écoles différentes pour les garçons et pour les filles. Par conséquent, le sexe masculin est devenu exotique pour moi. C’était interdit de parler, de rencontrer et de faire l’amitié avec un garçon. Il s’est transformé à une île que nous ne pouvons que voir mais ne jamais y atterrir. Parmi ces difficultés, je trouvais le seul secours dans les pages jaunies des livres. Je m’y plongeais, découvrant les personnages, leur vie, leur désespoir, leur courage, leur chute, leur renaissance et ainsi de suite. D’une sorte, les livres m’aidaient à me cacher dans la rêverie dont j’étais la créatrice et aussi l’habitante. 

Saturday, 1 August 2015

De la France à l’Inde : la littérature comme le miroir de la société (une étude comparée de Balzac, Le Père Goriot, et Munshi Premchand, Poosh ki Raat)

Les mots en noir et blanc ont aidé énormément l’être humain à conserver les souvenirs du passé : verba volant, écrit manent dit-on. La parole vole tandis que l’écrit reste, persiste et subit la menace des vagues du temps. Dans cette façon, la littérature est un grand moyen de préserver en mots ce que l’homme pense et se souvient. La réminiscence du passé, ce n’est pas le seul travail qu’effectue la littérature, elle miroite également la structure d’une société. Ce n’est que dans ce contexte que l’écrivain français du 19ème siècle comparait le roman, une forme de la littérature, à un miroir qui tantôt reflète la beauté tantôt la boue.

            Après la fin du Classicisme, un nouveau courant littéraire s’est épandu en France (et aussi en Europe). Les écrivains ont récusé de suivre le chemin des normes (la bonne représentation, les trois règles d’or et ainsi de suite) et ont tenté de peindre ce qu’ils observaient aux alentours. Par conséquent, la société et ses constituants deviennent le sujet principal de l’écriture. Stendhal, l’un des précurseurs du Réalisme français, met en plume Le Rouge et Le Noir, l’histoire d’un jeune paysan allant à la haute société et sa chute dans cette nouvelle culture. Il faut note que décrire la réalité n’a pas exclusivement commencé à la deuxième moitié du 18ème siècle. En fait, la littérature a toujours eu une touche de la réalité de son contenu. Par exemple, l’épopée indien Ramayana ou la chanson des gestes comme La chanson de Roland, à part des aspects mythiques et imaginaires, mettent au jour également la structure sociale de cette époque-là dans ces deux pays.

Mais avec l’arrivée du Réalisme, les 

Wednesday, 22 July 2015

PRISON


Prison
Tout seul sur ce lit pourri et vieux que ce bâtiment, je constate perpétuellement le passage du temps. Le ciel qui était noir plus que du charbon se transforme à un tissu transparent de la couleur vert, ensuite à une toile voile avec quelques taches blanche que forment les nuages ici et là. Le monde qui dormait quelques instant avant commence à bourdonner comme-ci un méchant a dérangé les abeilles. Les rues vides s’emplissent des animaux à deux pas et les autres bêtes s’en enfuient. Le matin de la plupart des femmes débute avec le pleur des bébés. Ils jouent le rôle du réveille-matin. Etrangement, chaque enfant ouvre ses yeux à une heure fixe, sans avoir la connaissance du temps. Je me demande ce qui se passe si un jour cet enfant décide aussi de modifier sa routine un petit peu ? C’est bien de revenir au sujet.
La chaleur du soleil montre son effet : les gens disparaissent petit à petit comme les feuilles de l’arbre en printemps. Les rayons du soleil produisent le mirage dans la noirceur des rues donnant une illusion que ce n’est pas une rue mais plutôt un ruisseau où ruissellent les petits diamants. Les commerçants ferment les volets de leur magasin, se cachent derrière les murs et attendent l’atténuation de la colère de dieu Helios. Je constate tout comme un spectateur sans y participer. Je regarde tout le monde mais personne ne me jette un coup d’œil. Je suis enfermé dans une prison dont la porte n’ouvre jamais. La seule fenêtre est barrée et enveloppée d’une couche invisible qui ne laisse aucun son à sortir dehors. J’entends tout mais ma voix fébrile ne tombe pas sur une seule oreille.
Avec le mouvement des aiguilles dans la cloche, le soleil fraye son chemin du retour dans l’horizon, Encore la même foule couvre chaque partie de la rue, de terre, de jardin, de bord de lac, sur le pont, sous le pont, partout où pourrait vagabonder mes yeux et mon imagination. Même mon esprit, me semble-t-il, d’être surpeuplé par ces gens réels ou imaginaires je n’ai aucune idée. J’attends désespérément la clôture de ce spectacle quotidien par la nuit sombre et affreuse. Elle, ma vie, est vraiment trop bizarre. Ce qu’aiment les autres, la foule, la cohue, le brouhaha, me dégoûte. Ce qui hante le reste me rend calme et tranquille. Suis-je différent de vous et des autres, et si oui alors pourquoi ? La rencontre avec quelqu’un, la touche d’autrui m’affecte. Qu’est-ce qui m’empêche de rejoindre ces gens-là, de sourire avec eux ou de leur parler ? Sois je suis trop idéaliste cherchant un homme sensible dans le monde d’aujourd’hui sois le monde est tellement parfait et structuré qu’un être intrus comme moi n’y a pas de place. Par conséquent, la tranquillité et la solitude qui règne le monde la nuit m’aide à sortir de cette prison. C’est le seul temps quand personne ne vous surveille, ne fait commentaire, ne rit ni pleure. C’est le seul moment les hommes parfaits dorment laissant la chance à ceux non-chanceux d’aller et de capturer cette rue qui est hors de notre portée pendant la journée. Peut-être c’est pour cette raison que la nuit ou le noir a eu toujours une valeur pour les hommes non-sociaux comme moi. L’enveloppe noire de la nuit nous permet de rester mystérieux tandis que le jour nous rend nu face au monde. Les voleurs, les bandits, les politiciens tous aiment la nuit.

Moi aussi, je me profite de cette solitude. La porte de la prison s’ouvre automatiquement après deux heures de la nuit. J’enfile un pull troué, met les chaussures usées, des gants décolorés et finalement porte une écharpe afin de me protéger ou me donner la satisfaction de les porter. C’est très rare qu’un être humain soit content de sa vie, il est toujours en mouvement. La stabilité, la permanence, la grandeur, tous ces traits s’absentent dans l’homme. L’oscillation de son âme entre ce qu’il a et ce qui lui manque le rend instable et faible. Dans tous les textes sacrés, on a parlé da la primauté de la satisfaction mais personne ne réussit à rester longtemps dans cette situation. L’argent, l’or, la gloire, la femme rien ne pourrait calmer son soif. Comme la lave jaillit de la coûte terrestre, ses désirs, ses passions giclent et engouent l’individu. Ainsi juste pour assouvir mes désirs je me suis enveloppé de tous ces « bijoux ». Je m’approche au seuil de la porte, cette porte qui ne me laisse jamais sortir de cette prison. Je vois un autre monde dehors de cette porte gigantesque et noire. Rien n’est autant noir que cette porte, même pas le ciel illuminé par la lune et les millions des étoiles. Quand je mets le premier pas hors du seuil, un vent glacial frappe mon visage. Je me frisonne et la tentation de rentrer et de m’enfermer dans cette prison dilate. Mais j’essaye de l’apaiser. Peut-être, la nature voulait me gifler pour la négliger. Or, la vérité est que maintes fois je voulais effondrer les murs de prison, trancher cette porte gigantesque en petites morceaux mais hélas je n’suis jamais arrivé à les faire pendant la journée. Au contraire, avec la couche du soleil, le cadenas de la porte tombe et la porte s’ouvre. La chaleur qui augmente dans ma cellule me pousse à en sortir. Je vagabonde tout seul dans cette rue qui pendant le jour restet hors de mon accès. Elle n’est pas uniforme mais plutôt constituée des parcelles de lumière et d’obscurité. Les lampadaires illuminent certaines parties de la rue et laissent les restes en obscurité.